Nouvelle recrue

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Nouvelle recrue

Messagede Andrago le 29 Avr 2010 15:21

Il faisait beau ce jour-là mais l’hiver courbait la tête des habitants de Combe et le froid ne faisait que les renfermait un peu plus sur eux-mêmes. Ils ne s’attardaient pas dehors et s’enfermaient vite dans leur maison. Qui plus est, la présence des alliés de l’Ennemi étaient trop proches. Des brigands, des gobelins et d’autres créatures pouvaient être aperçus de plus en plus nombreux dans toute la région de Bree. Le danger était près, trop près de Bree maintenant quasiment vide car la plupart des hommes valides et aventuriers étaient déjà partis depuis longtemps vers le sud-est au-delà des Monts Brumeux vers l’étrange Forêt Noire.

L’état d’urgence étant décrété, il fallait maintenant renouveler l’effectif militaire dans la région. L’enrôlement d’hommes d’armes battaient son plein sur la petite place du village. Des soldats assis dehors à des tables empruntées à l’auberge inscrivaient les noms des hommes et femmes qui se présentaient debout devant eux. D’autres soldats invitaient les inscrits aux yeux inquiets à rejoindre l’intérieur d’un grand édifice un peu plus loin afin de leur donner leur affectation et leur équipement de base.

Une jeune fille, presqu’une gamine, aux cheveux roux et aux tâches de rousseur observait le ballet des allers et venues des soldats. Ses yeux d’un vert profond scrutaient, dévisageaient, analysaient. On pouvait y lire une pointe de malice soulignée par un sourire très léger apparaissant parfois sur ses lèvres parfaites. Elle attendait le moment. Mais lequel ? Appuyée sur un muret bordant la route menant au camp des bûcherons, elle attendait.

Ses yeux devinrent presque rieurs quand elle aperçut un jeune homme richement habillé presque aussi jeune qu’elle venir dans sa direction. « Un jeune marchand, se dit-elle, c’est parfait ! »

Patiemment elle se mit à le suivre au sortir du village. Il se dirigeait vers le camp des bûcherons de Combe, sûrement pour faire une quelconque affaire. Elle accéléra le pas et sortant du sentier et profitant des bosquets pour se dissimuler, elle dépassa silencieusement le jeune homme et se posta cachée une centaine de mètres avant l’entrée du camp.

Le jeune homme semblait méfiant, quoi de plus normal avec tous ces brigands dans la région. Il finit par arriver à hauteur de la jeune fille. C’était le moment, elle sortit rapidement de sa cachette et se jeta délibérément dans les bras de l’homme totalement pris au dépourvu qui tomba à la renverse. Il se retrouva affalé au sol, les seins fermes de la jeune fille sur le nez.

« Oh ! Je vous demande pardon ! Je suis vraiment confuse. J’espère tout au moins que je ne vous ai pas fait mal ?
- Euh non… Non ça va je crois, bégaya le jeune homme aussi rouge qu’une pivoine.

Elle s’appuya sur les épaules de l’homme pour se relever et s’inquiéta de nouveau de l’état du jeune homme :

- Vous en êtes sûr ? Je ne regardais pas devant moi, ces contrées me font de plus en plus peur et sans cesse je regarde autour de moi quand je sors de Combe.
- Oui, ça va merci. Plus de peur que de mal. Mais j’avoue que notre collision est mille fois plus agréable que celle avec un gobelin.

Elle rit doucement et aida le jeune homme à se relever. La douceur des mains de la jeune fille fit rougir de nouveau l’homme qui ne savait plus quoi dire devant la séduisante demoiselle. Elle sourit en lui montrant ses dents blanches et parfaites. Le temps parut s’arrêter quand ils se regardèrent dans les yeux longuement. Il posa la main sur son épaule et elle sur sa hanche. Elle rougit. Il était évident pour l’homme qu’il plaisait à cette jeune fille d’une grande beauté.

« Je dois malheureusement vous abandonner cher monsieur ! Il faut absolument que je m’en aille ! dit la jeune fille en s’écartant rapidement de l’homme.

Il avait les yeux ronds : « Mais Mademoiselle, je pensais que…. Mais attendez… Revenez ! Nous reverrons-nous ?.... Je ne connais même pas votre nom… »

Il entendit un charabia quand la jeune femme se retourna après une courte course d’environ une centaine de mètres. Puis elle se retourna pour reprendre sa course vers Staddel laissant le jeune homme pantois et les yeux rêveurs.

Elle ne s’arrêta seulement qu’au vu de Staddel. Elle s’assit contre un arbre et déboutonna sa redingote. Une bourse roula et tomba sur le sol. Elle la ramassa et l’ouvrit d’un œil avide. Une quantité assez impressionnante de pièces d’argent et une petite opale s’y trouvait et, l’œil ravi, elle referma son butin en murmurant « Merci Monsieur le nigaud ».

Elle décida de rester la nuit à Staddel. Elle se paya une belle chambre, un bon bain et un repas servi dans sa chambre avec une partie de son butin.

Le lendemain, elle retourna à Combe en prenant soin de bien regarder si le jeune homme d’hier ne trainerait pas dans les parages et s’appuya sur le même muret que la veille en quête d’une nouvelle victime. Pourquoi restait-elle ici ? C’est sûr que la crédulité des habitants d’ici lui était profitable mais elle ne pouvait rester trop longtemps car son activité allait finir un jour ou l’autre à ne plus passer inaperçu.

Elle regarda longuement les soldats recruteurs et une lueur de doute parut dans ses yeux. Des images du passé peut-être… Tout à coup d’un air décidé, elle s’avança vers l’homme assis à la table à une vingtaine de mètre d’elle, elle se posta les mains sur les hanches devant lui.

« Ton nom ! dit-il d’un ton sec.
- Thendwyn ! répondit-elle d’un ton plus sec encore…
- Sache que tu ne feras pas longtemps ta maline si tu continues à me parler sur ce ton !
- Sache que la moindre des politesses est de dire au moins bonjour et je te conseille de réviser tes règles de combat notamment celle qui te dit de ne pas sous-estimer les gens… répondit-elle en tapotant sur le pommeau de ces deux dagues accrochées à sa ceinture.

L’homme se leva et voulut se saisir de son épée. Il fut arrêté net par un coup de pied bien placé dans le poignet de la part de Thendwyn. Elle fit un tour complet sur elle-même tout en se déplaçant sur le côté de l’homme. Elle finit sa pirouette dans le dos de l’homme, une des dagues dégainée et placée sous la gorge du malheureux qui se demandait ce qui lui arrivait tant la manoeuvre fut rapidement exécutée.

« T.t.t.t.t. ne t’avais-je pas prévenu, cher monsieur ? Alors écoute-moi bien tu notes mon nom et tu ne fais pas d’histoire… Sinon je reviens te voir, d’accord ? Moi c’est Thendwyn… T… H…E….N…D…W…Y…N, Fille de Thendal…

L’homme hocha de la tête et inscrit Thendwyn d’une main tremblante. Une fois fini, elle lâcha l’étreinte et partit d’un pas tranquille.

L’homme se gratta la gorge et s’écria : « Je donnerai ton nom aux supérieurs, Chère Thendwyn et tu verras de quoi il en retourne de petites avortons comme toi !!! »

Thendwyn se retourna faisant voler sa longue chevelure rousse et sourit en lui disant d’une voix calme : « Tu peux et préviens aussi mon frère autant gradé qu’il soit que sa sœur vient le rejoindre. Thendrid ça te dit quelque chose ? »

Elle le laissa bouche bée derrière et sourit non seulement pour l’effet qu’elle venait de faire mais aussi pour la bosse assez grosse que faisait la bourse du soldat sous sa redingote.
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Andrago
 
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